Une représentation
schématique :
La table ne tient compte ni de l'échelle, ni du réalisme
du paysage, ni des distance, car c'est une représentation schématique
qui est plus proche d'un plan de métro que d'une carte routière.
Elle permet de se rendre facilement d'un point à un autre, de
connaître les distances des étapes, sans offrir une représentation
fidèle de la réalité.

De fait, elle est considérée comme la
première représentation cartographique d'un réseau.
Les itinéraires
:
Les parcours sont assez réalistes. Chaque station porte la longueur
de l'étape tandis que des vignettes signalent les villes principales,
les villes thermales, etc. Nombre de ces « stations » ne
correspondent pas à des villes, mais à des carrefours.
Inévitablement, la Table comporte des erreurs
de copistes. Certains noms de villes ou des distances d'étapes
comportent des coquilles : Grenoble est nommée Culabone alors
que le nom classique antique de cette ville est Cularone (Cularo) ;
certains V deviennent II, ou inversement.
Afin de faciliter l'utilisation de la Table, il est
conseillé d'avoir en regard un exemplaire d'une « carte
de redressement », où les stations et itinéraires
de la Table sont reportés sur une carte géographique
moderne. Pour la Gaule : « Carte de redressement de la Gaule
pour l'intelligence de la Table de Peutinger », par exemple.
L’origine de
la carte :
Lle manuscrit est généralement daté du XIIIe siècle
et serait l'œuvre de moines copistes anonymes de Colmar qui auraient
reproduit vers 1265 un document plus ancien.
L'original pourrait être postérieur à 328
: il montre la ville de Constantinople, fondée cette année-là,
alors que d'autres éléments (par exemple dans la Pars
IV – Levant de la Ligurie) sont peut-être antérieurs à -109,
année de construction de la Via Æmilia Scauri, qui elle
n'est pas indiquée sur la Table. Aucune route n'est indiquée
non plus entre Pise et Luni, alors que figurent bien les Fossae Papirianae,
marais situés près de l’actuelle Versilia, indiquées
comme Fossis Papirianis (cf. Pars IV - Segmentum IV).
Il est possible que la Table, originellement, ait été composée
en bloc à une certaine date, et ensuite plus jamais mise à jour.
Par exemple nous pouvons observer l'emplacement de la ville de Pompéi,
qui n'a pas été reconstruite après sa destruction
par l’éruption du Vésuve, en 79. Et d'autre part,
certaines villes de Germanie inférieure sont indiquées
alors qu'elles ont été détruites et abandonnées
depuis le Ve siècle.
La carte originelle est probablement basée
sur la carte du monde préparée par Marcus Vipsanius Agrippa
(né en 64 av. J.-C., mort en 12 av. J.-C.),ami personnel et
gendre de l'empereur Auguste. Après sa mort, la carte a été gravée
dans le marbre et placée sur le Porticus Vipsaniæ, non
loin de l'autel de la Paix, le long de la Via Flaminia.
Toutefois, c'est une version actualisée au
IVe siècle qui paraît représentée sur la
table de Peutinger.
Parchemins originaux et fac-similés de la Table de
Peutinger :
- Parchemin 1 disparu
- Parchemin 2 Gaule
- Parchemin 3 Gaule
- Parchemin 4 Gaule et Italie du Nord
- Parchemin 5 Italie
- Parchemin 6 Italie
- Parchemin 7 Italie du sud, Dalmatie, Mésie, Dacie
- Parchemin 8 Dacie de l'est, Thrace
- Parchemin 9 Constantinole, Bosphore, Asie mineur, Caucase
- Parchemin 10 Antioche, Arabie
- Parchemin 11 Colchide, Mesopotamie
- Parchemin 12 Scythie,
Inde |
- fac-similé en
blanc tentative de restitution de la page manquante
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blanc tentative de restitution de la page manquante
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sources :
fr.wikipedia.org/, www.mediterranee-antique.info/, www.fh-augsburg.de/~harsch/, soltdm.com/sources/