Découverte
d'un parcellaire romain ?
La pratique des cartes topographiques de Revel et
de Castres au 25 000e m’a permis de constater la profusion de
tracés orientés, en particulier 50°E, avec sa perpendiculaire
40°W, par rapport au Nord géographique.
Grâce au logiciel Photo Exploreur 3D, en calculant
l’écart entre deux tracés orientés 50°E
ou 40°W, je pus estimer la métrologie d’un apparent
parcellaire romain. Chaque centurie carrée mesurerait ainsi
704,58 m pour un pied romain de 29,35779 cm ; ces résultats
s’inspirant des travaux anciens de MM. Chouquer et Favory (1).
Actuellement, l’archéogéographie,
discipline initiée et défendue par M. Chouquer,
réclame la plus extrême prudence dans l’étude
de parcellaires antiques ou médiévaux (2).
Aussi, à partir de clichés aériens à grande échelle,
d’abord imprimés puis numérisés, j’ai
fait le relevé minutieux des tracés orientés
50°E et 40°W de la région située à l’est
de Revel, plus précisément sur les communes de
Belleserre, Cahuzac et Lagardiolle dans le Sud du Tarn (doc.1
et 2).
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document 1
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document 2
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document 3
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document 4
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La carte d’une possible centuriation (doc.2)
s’appuie sur l’axe supposé d’un Decumanus
maximus correspondant à l’alignement de deux chemins
en cavée (ici situés aux deux extrémités),
dont celui de Lagardiolle bordé d’une « pierre
plantée » (doc.3) tout à fait comparable à deux
autres pierres orientées reconnues à Labécède-Lauragais
et près de Saissac dans l’Aude. Les Kardines retenus
s’appuient quant à eux sur la centurie de Belleserre
dont le tracé oriental rejoint très précisément,
sur carte comme sur cliché aérien, le chemin orienté 40°W
qui dessert au nord-ouest la ferme de La Mille sur la commune
de Blan (non visible ici).
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Calage et carte de la centuriation résultent
bien d’une interprétation. Ils n’en reposent pas
moins sur le strict respect de tracés orientés et d’une
métrologie en tout point vérifiable avec des constantes
remarquables (5, 15, 22, 32, 64, 96 m). La trace fossile d’un
vaste bâtiment orienté, au lieu-dit en Sauzières,
au nord-est de Belleserre (doc.4) (3),
comme de multiples observations convergentes faites en dehors de la
présente surface d’étude, incitent à considérer
pour l’instant ce parcellaire sinon comme une réalité pleinement établie
en tout cas comme un sujet digne d’intérêt.
Une vérification sur le terrain, confrontant
méthodes romaines d’arpentage et techniques modernes de
relevé, pourrait permettre bientôt de trancher.
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Jean-Louis BLANCHET
professeur d’Histoire-Géographie
président de l’Archéopole de Castres |
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