Marcus Iulius fils de Sextus
(Tribun laticlave de la VIII Augusta sous le principat d’Antonin
le Pieux)
AE 2001, 00105= AE 2000, 00879 =.
CIL 12, 00516 = CIL 12, 00521 = ILN-03,
00024 = ILN-03, 00216. Gallia Narbonensis, Aix-en
Provence/Aquae Sextiae.
Sex(to) Iul(io) Pate[rni f(ilio) Vol(tinia?)] puero laticlavio
/ patro[no col]oniae / Sex[to] Iul(io) Sex(ti) f(ilius) Vo[lt(inia)
Paterno trib(uno) m]il(itum) leg(ionis) VII Gem(inae) Fel(icis)
/ honore flamo[nii functo II]viro(?) patrono col(oniae) / M(arco)
Iul(io) Sex(ti) f(ilius) Vol(tinia) [3 trib(uno) m]il(itum) leg(ionis)
VIII Aug(ustae) patro]no coloniae
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Cette épitaphe figurait sur un
mausolée à trois étages et semble concerner trois
membres d’une même famille:
- Sextus Iulius, fils de Paternus, de la tribu
Voltinia, enfant de rang sénatorial, patron de la colonie.
- Sextus Iulius Paternus, fils de Sextus, de la tribu Voltinia, tribun
militaire de la VII e légion Gemina Felix, duumvir ( ?), patron
de la colonie et peut-être le père de l’enfant précité.
- Marcus Iulius fils de Sextus, de la tribu Voltinia, tribun militaire
de la VIIIe légion Augusta et patron de la colonie, probablement
le frère de Sextus Iulius et donc l’oncle de l’enfant
( ?).
Au premier étage du tombeau, une urne de porphyre renfermait
une pièce en argent (un denier ?) de l’époque de
Trajan et une pièce en cuivre (un as ?) de Lucius Verus. Cette
dernière porte mention de son deuxième consulat et nous
fournit donc un repère chronologique, soit l’ année
161.
A quelque distance de l’urne, la découverte d’une
bulla d’or suggère qu’elle renfermait bien les cendres
de l’enfant ou de l’adolescent de rang sénatorial
(150).
En prenant comme hypothèse que les deux chevaliers seraient
l’un son père et l’autre son oncle, ils auraient
vécu tous deux peu avant les années 161-166, c’est à dire à la
fin du principat d’Hadrien ou sous le principat d’Antonin
le Pieux.
Cela placerait la militia du tribun angusticlave de la VIII Augusta,
Marcus Iulius à Argentorate, pendant le principat d’Antonin
le Pieux.
L’octroi du laticlave à l’enfant Sextus Iulius,
viendrait alors récompenser et honorer une illustre famille
aixoise dont deux chevaliers avaient assumé, avec diligence,
des fonctions équestres et municipales.
R.C.
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