Titus Avidius
Quietus
Nous ne disposons que d’un tout petit nombre
de documents pour reconstituer la carrière de Titus Aviedus
Quietus aussi ignorons-nous en grande partie son cursus prétorien.
La faveur de
Domitien malgré des amitiés dangereuses :
« Avidius Quietus ,
qui avait pour moi la plus tendre amitié, et qui m’honorait
d’une estime dont le souvenir ne m’est pas moins cher,
me parlait souvent de Thraséas avec lequel il avait été intimement
lié»
( Epistularum, Pline à Quadratus , VI, XXIX).
Ces quelques lignes soulignent les liens privilégiés
qui unissaient Pline et Titus Avidius Quietus (53).
Elles nous révèlent aussi des amitiés qui pouvaient
s’avérer bien dangereuses sous Néron comme sous
les Flaviens: Avidius Quietus était
intimement lié avec Publius Claudius Thrasea Paetus !
L‘intransigeance des convictions stoïciennes de ce sénateur
philosophe déplut fortement à Néron. Condamné à mort,
en 66, Thrasea s’ouvrit, comme il convenait dans le
cas d’un suicide commandé par le Prince, les veines et
les artères des deux poignets 54).
Sa fille, Fannia, épousa Helvidius Priscus Père.
Ce sénateur , de tempérament violent, ne manqua aucune
occasion de s’opposer à Vespasien. Il eut même la
suprême audace de critiquer , en plein sénat, la volonté de
désigner son fils aîné Titus comme successeur !
D’abord exilé, Helvidius Priscus fut ensuite
exécuté sur ordre de Vespasien.
Pourtant, ce qui est « vix credibile » ( à peine
croyable), Domitien ne tint pas compte des relations passées
mais bien encombrantes d’Avidius Quietus et
le plaça au sénat (55).
Après l’assassinat de Domitien, en 97, vint le temps des
inévitables règlements de comptes. Pline osa attaquer Publicius
Certus, délateur à ses heures, pour avoir poursuivi
en justice Helvidius Priscus. Lors de cette séance
très mouvementée du sénat, Avidius
Quietus défendit Fannia (56),
la fille de son défunt ami Thrasea et Arria sa
veuve :
« Tous entreprennent de le justifier d'une
accusation générale, et qui ne tombait encore sur personne.
Il n'est pas nécessaire de vous raconter ce qu'ils dirent.
Vous le trouverez dans mes livres; j'y ai rapporté leurs
propres termes. Avidius Quiétus et Tertullus
Cornutus furent d'un sentiment contraire. Quiétus représenta
que rien n'était plus injuste que de ne vouloir pas écouter
les plaintes de ceux qui se prétendent offensés;
qu'il ne fallait donc pas priver Arria et Fannia du
droit de se plaindre, ni s'embarrasser du rang de la personne,
mais examiner
la cause.» (Epistularum, Pline à Quadratus,
IX, XIII,)
Légat
de Thrace puis légat de la VIII (82-84 ?) :
Une tablette de bronze bien datée du 15 juin
ou juillet (Idibus iu ?) de l’année 82 par le consulat
conjoint de Domitien et de Titus Flavius Sabinus mentionne Titus
Aviedus Quietus.
(CIL, VI, 03828, = CIL, VI,31692 = AE,
1950, 0004, Rome, Esquilin)
Im(peratore) Domitiano [ Aug(usto) VIII]/T(ito) Flavio Sabi[no
co(n)s(sulibus)]/Idibus Iu[?]
in colonia Flavia Pacis Deultensium in [curia?]
/ [---]talca et C(aius) Occeius Niger IIviri verba fec[cerunt] [Avi]
/dio Quieto leg(ato) Aug(usti) ornatissimo viro [deferendum
patrocinium]/ coloniae nostrae esse q(uid) d(e) e(a) r(e) f(ieri)
[p(laceret) d(e) e(a) r(e) i(ta) c(ensuerunt)]/ cum militaverimus
in leg(ione) VIII Aug(usta) et poti[ti honesta missione]
/
a sacratissimo imp(eratore) in coloniam Deultum [deducti simus
ei quod non ]/ dum alicui secondum summam human[itatem dandum
esse ut] / [velit] pat[rocinium] succipere coloniae n[ostrae
tabulamque de] / [ea re con]scriptum in domu sua poni per[mittere
ut sic colo] /
[niae nostrae] humanitate sua increment[um addat quippe] / [cui
omnia singula] que eius nota sint / [scri] bendo adfuerunt /
[---] Modestus C(aius) Sentilius Clemens / [---]us Valentinus
/ [---]ius Sentilius Cl(laudius) E[---]/
|
A l’empereur Domitien , consul pour la
VIIIe fois et au consul Titus Flavius Sabinus.
Aux ides de ju(in ou juillet), dans la curie de la colonie
flavienne de Deultum, les duovirs
---talca et Caius Occeius Niger ont tenu ces
propos adressés à Avidius
Quietus, légat d’Auguste et
homme très illustre.
Un patronage doit être accordé à notre colonie.
Ce qu’ils décidèrent de faire à ce
sujet, ils le décrétèrent en ces termes
: Puisque nous avons servi dans la VIIIe légion Auguste
et que , ayant obtenu notre congé honorable, nous avons été déduits
par l’Imperator le plus sacré (Vespasien)
dans la colonie de Deultum, il faut imputer à celui-ci,
conformément à son immense générosité,
ce qui ne l’a pas encore été à quelqu’un, à savoir
qu’il accepte d’assumer la protection de notre colonie
et de permettre que soit placée dans sa demeure la tablette
gravée à ce propos afin qu’ainsi par sa générosité il
accorde en plus le développement à notre colonie
car il connaît tout de celle-ci dans ses moindres détails.
Modestus Caius Sentilius Clemens, ----us Valentinus,
---ius Sentilius Claudius, E---furent présents
pour l’écrire.
|
Si nous interprétons bien ce document, des
légionnaires de la VIIIe Augusta, après 25 ou 26 années
de service, ont reçu leur « honesta missio » et
accepté leur déduction dans la colonie de Deultum,
créée par Vespasien pour installer ses vétérans.
Peut-être certains d’entre eux étaient originaires
de cette région, aujourd’hui le village de Debelt, en
Bulgarie, vingt-cinq kilomètres à l’ouest de la
ville moderne de Bourgas.
Devenus duumvirs, deux de ces vétérans x et Caius
Occeius Niger remarquent que leur colonie n’a pas de patron.
Ils décident de solliciter la protection du légat d’Auguste
Titus Avidius Qiuetus probablement gouverneur
de Thrace ce qui lui permettrait de connaître, dans ses moindres
détails, leur colonie. Dans leur requête ils soulignent
: « puisque nous avons servi dans la VIIIe légion » donc
sa nomination à la tête de la VIIIe légion, poste
qu’il aurait occupé pendant les années 82-84 (3),
pourrait avoir guidé leur choix.
Consul suffect
en 93 :
Deux documents, un diplôme militaire et les « Fasti
Potentini », témoignent de l’ascension de Quietus et
de sa nomination au consulat suffect.
Diplôme militaire (inédit ) de Syrie :
IMP CAESAR DIVI VESPASIANI F DOMITIANVS AVGVS
TVS GERMANICVS PONTIFEX MAXIMVS TRIBVNIC PO
TESTAT XII IMP XXII COS XVI CENSOR PERPETVVS P P
EQVITIBVS ET PEDITIBVS QVI MILITANT IN ALIS QVAT
TVOR ET COHORTIBVS SEPTEM QVAE APPELANTVR
GALLORVM ET THRACVM ANTIANA ET PHRYGUM
ET GEMINA SEBASTENA ET III THRACVM AVGUSTA
ET I ASCALONITANORVM ET I THRACVM MILLIARIA
ET I ITVRAEORVM ET II THRACVM CIVIVM ROMANO
RVM ET IIII CALLAECORVM BRACARAVGVSTAN
ORVM ET IIII THRACVM SYRIACA ET AVGVSTA PANNO
NIORVM ET SVNT IN SYRIA SVB M CORNELIO
NIGRINO QVI QVINA ET VICENA STIPENDIA AVT
PLVRA MERVERVNT ITEM DIMISSIS HONESTA
MISSIONE EMERITIS STIPENDIIS QVORVM
NOMINA SVBSCRIPTA SVNT IPSIS LIBERIS POSTE
RISQVE EORVM CIVITATEM DEDIT ET CONVBI
VM CVM VXORIBVS QVAS TVNC HABVISSENT
CVM EST CIVITAS IIS DATA
AVT SI QVI CAELIBES
ESSENT CVM IIS QVAS POSTEA DVXISSENT DVM
TAXAT SINGVLI SINGVLAS
A D IIII IDVS AVGVST
SEX LUSIANO PROCVLO T AVIDIO QVIETO COS
COHORT I ASCALONITANORVM CVI PRAEST
C COELIUS C F ARN MONTANVS
PEDITI
MAGAE CLEONIS F LYCIO
DESCRIPTVM ET REGONITVM EX TABVLA AENEA
QVA FIXA EST ROMAE IN MVRO POST TEMPLVM
DIVI AVG AD MINERVAM
|
L’empereur César Domitien, fils du divin Vespasien,
Auguste, Vainqueur des Germains, Souverain Pontife, investi de
la puissance tribunitienne pour la XIIe fois, acclamé XXII
fois Imperator, Consul pour la XVIe fois, Censeur perpétuel,
Père de la Patrie, aux cavaliers et aux fantassins qui
servent dans les quatre escadrons de cavalerie (Alis)
et les sept cohortes suivantes…[suit le nom des unités],
se trouvant en Syrie, sous le commandement de Marcus Cornelius
Nigrinus qui :
- ont accompli leurs 25 stipendia ou plus.
- reçu leur congé honorable, « honesta missio ».
- et dont les noms sont écrits ci-dessous.
A eux mêmes, à leurs enfants et à leurs descendants,
a donné la citoyenneté romaine et le droit au mariage
avec les épouses qu’ils auraient au moment où leur
fut conférée la citoyenneté, ou pour ceux
qui auraient été célibataires pour les épouses
qu’ils prendront par la suite, à condition que ce
soit une femme pour un homme.
Fait le 10 août 93, sous le consulat de Sextus Lusianus
Proculianus et de Titus Avidius
Quietus.
A la première cohorte d’Ascalon (Palestine) que
commande Caius Coelius Montanus, fils de Caius de
la tribu Arniensis.
Au fantassin (un archer à pied par opposition aux archers
montés de cette cohorte) Maga fils de Cleon,
originaire de Lycie.
Transcrit et reconnu conforme à la table de bronze qui
a été placardée, à Rome, sur le mur
derrière le temple d’Auguste Divinisé et
prés de Minerve (prés de la statue de Minerve sûrement).
|
Ce diplôme se date par la XIIe puissance tribunitienne
de Domitien, accordée le jour anniversaire de son accession
au trône, le 14 septembre, puis par le quatrième jour
avant les ides du mois d’août suivant, soit le 10 août
93.
AE 1949, 00023 = AE 2003, 00588. Potenza, Potentia .
Sex(to) Pompeio Colle[ga M(arco) Peducaeo Priscino co(n)s(ulibus)]
/ [T(itus)] Avidius Q[uietus(?)
|
Donc Titus Avidius Quietus était
bien consul (suffect) au mois d’août 93 aux cotés
des consuls de l’année : Sextus Pompeius Collega et Marcus
Peducaeus Priscinus.
Gouverneur
de Bretagne (97-101) :
Le diplôme militaire de Flemalle-Haute nous
prouve que Quietus succèda à Publius
Metellus Nepos au gouvernement de la province impériale
consulaire de Bretagne (57) et
fut maintenu à son poste par Trajan.
(CIL, XIII, 3606)
IMP CAESAR DIVI NERVAE F NERVA TRAIANVS
AUGUSTUS GERMANICVS PONTIFEX MAXIMVS
TRIBUNIC POTESTAT COS II EQUITIBUS ET
PEDITIBVS QVI MILITANT IN ALIS
COHORTIBVS SEX QVAE APPELLANTVR
AVG PROCVLEIANA C R ET I TVNGRORVM
ET I HISPANORVM ASTVRVM ET I HISPANORVM
ET I CELTIBERORUM ET I FIDA VARDVLLORVM C R
ET II LINGONVM ET II NERVIO
RVM ET SUNT IN BRITANNIA SVB T AVIDIO
QUIETO ITEM DIMISSIS HONESTA MISSIONE A -
METILIO NEPOTE QVI QVINA ET VICENA PLVRAVE
STIPENDIA MERVERVNT QVORVM NOMI
NA SVBSCRIPTA SVNT IPSIS LIBERIS POSTERIS
QVE EORVM CIVITATEM DEDIT ET CONVBIVM
CVM VXORIBVS QVAS TVNC HABVISSENT CVM
EST CIVITAS IIS DATA AVT SI QVI [CAELIBES
ESSENT CVM IIS QVAS POSTEA DVXISSENT DVM
TAXAT SINGVLI SINGVLAS -----------------------------
DESCRIPTVM ET REGONITVM EX TABVLA AENEA
QVA FIXA EST ROMAE IN MVRO POST TEMPLVM
DIVI AVG AD MINERVAM]
|
L’empereur César Trajan, fils du divin Nerva, Auguste,
Vainqueur des Germains, Souverain Pontife, investi de la puissance
tribunitienne, Consul pour la IIe fois, aux cavaliers et aux
fantassins qui servent dans les escadrons de cavalerie (Alis)
et dans les six cohortes suivantes…[suit le nom des unités]
se trouvant en Bretagne, sous le commandement de Titus
Avidius Quietus, de même à ceux
qui ont reçu leur congé honorable de Metilius
Nepos et qui ont accompli leurs 25 stipendia ou
plus et dont les noms sont écrits ci-dessous, à eux
mêmes , à leurs enfants et à leurs descendants,
a donné la citoyenneté romaine et le droit au mariage
avec les épouses qu’il auraient au moment où leur
fut conférée la citoyenneté, ou [ pour ceux
qui auraient été célibataires pour les épouses
qu’ils prendront par la suite, à condition que ce
soit une femme pour un homme.
Fait le ?? 98 (le deuxième consulat de Trajan indique
cette année), sous le consulat de ?? et de ??.
Cavalier (ou fantassin) du ou de …. que commande…..
Bénéficiaire(s)……
Transcrit et reconnu conforme à la table de bronze qui
a été placardée, à Rome, sur le mur
derrière le temple d’Auguste Divinisé et
prés de Minerve (prés de la statue de Minerve sûrement)]
|
Une domus sur le Quirinal :
Des travaux de voirie sur le Quirinal ont livré, à plusieurs
reprises, des sections de murs en briques appartenant à une
vaste maison d’époque impériale avec un nymphée.
Les canalisations d’eau découvertes juste au-delà de
la porte Esquilina (58),
dans un espace situé entre la via della Consulta ( Clivus
Salutis), la via Nazionale (Vicus Longus), la via Mazzarino
et la Via du XXIV Mai, portent des inscriptions :
Soit T • AVIDI QVIETI et au dos XX ( CIL,
XV, 7400 a)
soit T • AVIDI QVIETI (CIL, XV, 7400 b)
|
Ces marques de propriété nous suggèrent
que la grande demeure patricienne de la gens Avidia occupait,
sur le Quirinal, l’emplacement de l’actuel palais Rospigliosi-Pallavicini
et des ses jardins.
Les AVIDII :
« L'état et l'entretien des enfants,
appelés ici du nom de g-Threptoi (nourris), sont
la matière d'une grande question qui intéresse toute
la province. Comme, dans les constitutions de vos prédécesseurs,
je n'ai trouvé sur ce sujet aucune décision, ni générale
ni particulière, qui s'appliquât à la Bithynie,
j'ai cru devoir vous consulter sur vos intentions à cet égard
: car je ne pense point qu'il me soit permis de me régler
par des exemples dans ce qui ne doit être décidé que
par votre autorité. On m'a lu un édit qu'on me disait être
d'Auguste pour Annia, des lettres de Vespasien aux Lacédémoniens,
de Titus aux mêmes et aux Achéens et enfin de Domitien
aux proconsuls Avidius Nigrinus, Arménius Brocchus,
et aux Lacédémoniens. Je ne vous les envoie point,
parce que ces pièces ne me paraissent pas en assez bonne
forme ; quelques-unes même ne me semblent pas authentiques.
Je sais d'ailleurs que les véritables originaux sont en
bon état dans vos archives.» (Pline, Epistularum,
Pline à l'empereur Trajan, X, XXVI)
Cette lettre de Pline (59) à Trajan
indique qu’un personnage du nom d’Avidius Nigrinus fut
proconsul d’Achaïe sous Domitien. Titus
Aviedus Quietus et Aviedus Nigrinus étaient
probablement deux frères (60),
deux amis intimes de Plutarque qui leur dédia « De l'amitié fraternelle » :
« [1] Les Spartiates appellent "Docanes" les
images emblématiques anciennement dressées en l'honneur
des Dioscures. Ce ne sont autre chose que deux pièces de
bois parallèles jointes par deux traverses ; et l'union
indivisible de ces pièces semble représenter parfaitement
l'amitié qui unissait les deux frères. Ainsi je veux
moi-même, mon cher Nigrinus et mon cher Quietus (
?), vous offrir cet écrit composé sur l'amitié raternelle.
C'est un commun présent dont vous êtes dignes. Les
conseils qu'il renferme, vous les pratiquez déjà;
et vous semblez plutôt faits pour servir de modèle à cet égard,
que pour recevoir des leçons. Vous serez heureux, pourtant,
de voir le bel exemple que vous donnez, accueilli, comme sur un
théâtre, par des spectateurs vertueux et amis du beau.
Cette satisfaction ne pourra que vous affermir dans la résolution
de persévérer. » (L. Mestrius Plutarchus,
de l’Amitié fraternelle,1)
Plutarque s’adresse à encore Quietus
dans son introduction sur « Les délais de la Justice divine » :
« Épicure ayant ainsi parlé,
mon cher Quietus (
?), nous nous trouvâmes, avant que personne eût pu
lui répondre, arrivés au bout du portique. Là il
nous quitta brusquement, et disparut. Nous nous arrêtâmes
en silence : juste le temps de nous étonner de cette bizarrerie
; et, après nous être regardés les uns les
autres, nous revînmes sur nos pas, nous promenant derechef
comme auparavant. Patroclès prit alors le premier
la parole : "Eh bien, dit-il, que vous en semble? Laisserons-nous
là cette question ? Ou bien, encore qu'il nous ait faussé compagnie,
répondrons-nous à ses paroles comme s'il était
présent ? » (L. Mestrius Plutarchus. Les
délais de la justice divine. - Sur ceux que la justice divine
punit tardivement).
Le fils homonyme de Titus
Avidius Quietus devint consul suffect en
111 (62).
Celui de Nigrinus (son neveu donc), Caius Avidius
Nigrinus, fut consul suffect en 110 et probablement « legatus
Augusti pro praetore » d’Achaïe, chargé par
Trajan d’une mission extraordinaire « Ad ordinandum
statum liberarum civitatum » (C I L, III,
567). Accusé de complot il fut exécuté sur
ordre d’Hadrien (63) ce
qui n’empêcha pas sa fille Avidia Plautia (64),
d’épouser Aelius César et de devenir
la mère de Lucius Verus (Imperator Caesar
Lucius Aurelius Verus Augustus, 161-169)
Stemma simplifiée
des Avidii :
Titus
Avidius Quietus, père

Titus Avidius Quietus,
le jeune
Consul suffect en 111
Proconsul d’Asie (125/126)
Son nom figure sur les murs
du temple de Jupiter à Æzani
(Çavdarhisar, Turquie)
|
e t
|
Avidius
Nigrinus

Caius Avidius Nigrinus
Consul suffect en 110
Gouverneur de Dacie en 117
Exécuté en 118

Avidia Plautia <-> Lucius
Ceionius Commodus
ou
Lucius Aelius César |
(janvier 101-
janvier 138) |
fils adoptif
d’Hadrien |

Lucius Verus
Gouverne avec Marc Aurèle de 161 à 169
Sous le nom d’Imperator Caesar Lucius
Aurelius Verus Augustus
|
R.C.
|